
(dépendance affective, flammes jumelles et âmes sœurs)
Léna frappe à ma porte.
Elle est au bord des larmes, en stress maximum. Christophe, après 4 ans de séparation ne s’efface pas de sa mémoire. Malgré plusieurs tentatives pour s’engager de nouveau en couple, Léna en arrive toujours au même constat. Tout la ramène à Christophe : ils avaient le même gout pour beaucoup de choses . Ils pratiquaient le tennis, l’escalade, partageaient les mêmes croyances, les mêmes philosophies. Elle se sentait si proche de lui qu’elle se disait que si les vies antérieures existaient, leur histoire y prenait naissance.
Belle histoire, certes, mais au quotidien leur relation était infernale. Toutes leurs croyances, leur culture, leurs valeurs étaient broyées par leur tempérament.
Christophe était volage et lui imposa la séparation, lui promettant de se retrouver un jour.
Mais il n’était jamais revenu. L’évidence s’imposa, il ne reviendrait pas.
A l’aube d’une nouvelle histoire, Léna voulait se libérer de cettte emprise vaine qu’exerçait Christophe et qui impactait chacune de ses nouvelle relations, de façon répétitive. Chaque jour, elle pensait à lui, à leur moment de partage, d’intimité, tantôt avec tristesse, tantôt avec colère. Toute l’énergie que son nouvel amoureux étaient en droit de recevoir, s’épuisait dans la nature, en pensées vaines qui nourissaient cet amour perdu.
»Je suis tellement sûre que je suis prise dans une sorte de karma, comme la continuation d’une ancienne vie », me dit-elle.
L’emprise est telle qu’elle sabote chacune de ses relations. Au bout d’un an avec un amoureux, le premier prétexte pour prendre la fuite est bon.
Je commence à tester les muscles et les points d’alarme de Léna. J’utilise les réflexes archaïques. Sans surprise, je m’aperçois que sa problématique est en lien avec le réflexe archaïque d’attachement manifestant une dépendance affective maladive à ses proches
Elle m’explique qu’au bout d’un an, elle a peur de voir s’éloigner son nouvel ami et qu’elle prend les devants.Elle a mis en place ce comportement pour masquer son tempérament étouffant.
Cet accompagnement dura plusieurs mois.
D’abord, sur plusieurs séances de travail Léna apprit à s’aimer. Il a fallu pour cela remonter à ses tous premiers souvenirs, à l’ambiance supposée de son arrivée au monde. Avait-elle été désirée? Ses parents s’aimaient-ils? L’aimaient-ils ? Etaient-ils suffisamment disponibles pour manifester leur affection?
Si cet exercice est souvent réalisé en une ou deux séances, Léna était incapable de se projeter dans un tel contexte, comme si elle avait été amputée de sa prime enfance.
Au bout de la quatrième séance, elle fit un pas de géant : elle réussit à se projeter , mais aussi à recréer des liens affectifs avec ses parents.
Le sujet que j’avais testé pour ces 4 premières séances était : »Je n’ai pas reçu assez d’amour pour savoir en donner »
Comme toute chose dont on ne dispose pas suffisamment, on ne peut en fournir. Ce sujet de l’amour de soi est traité presque quotidiennement au cabinet, ce qui représente un travail considérable pour les jeunes mères qui s’aperçoivent qu’elles prennent plus d’amour à leurs enfants qu’elles ne leur en donne.
Comment donner ce qu’on a pas. A quoi ressemble ce qu’on n’a jamais reçu? Ccomment apprendreà offrir ce qui nous manque?
Nos axes de travail en lien avec ce thème :
»J’apprends à être ma meilleure amie. J’ai confiance à ma capacité à me remplir d’amour par moi-même et pour moi-même »
»J’ai confiance en ma capacité à déborder d’amour et générosité »
Sur ces quatres premières séances sous avons travaillé le méridien Vaisseau Conception, procédé à des exercices oculaires, à des stimulations de points neuro-lymphatiques et quelques étirements.
Les deux séances suivantes ont porté sur la libération de la dépendance à Christophe, nous avons essentiellement réalisé des exercices de visualisation
»J’apprends à m’en tenir à la raison d’être des choses »
»J’ai confiance en ma capacité à grandir. »
»Chacun des pas vers le pardon est un pas vers un progrès et un pas vers mon objectif »
Il fallu une septième séance pour contrôler et consolider les acquis.
L’accompagnement dont les séances étaient espacées d’un à deux mois dure environ un an.
Elle réussi à transformer le lien avec Christophe en amitié équilibrée et apaisée. Aucun frein ne la retint, elle cessa de s’enfuir devant l’amour et put savourer le bonheur avec son compagnon.
Les questionnements et problématiques en lien avec l’amour sont très fréquentes : chagrins d’amour, dépendance affective, deuil, emprise, relations perverties, âmes sœurs, flammes jumelles, il existe de nombreuses solutions qui commencent par la détection de l’origine du problème, la libération des émotions impliquées, des stratégies à mettre en place et des exercices à réaliser.

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