
Sabine est arrivée désespérée dans mon cabinet. Devant son tabagisme important et ancien, le médecin lui demande de cesser de fumer en urgence. Cela fait deux ans qu’elle essaie.
Après avoir consulté un psychologue, réalisé de nombreuses séances d’hypnose et de magnétisme, sans résultat durable, Sabine est découragée.
J’accepte de travailler avec elle sur cette problématique.
Je réalise les tests de début de séance, et bien vite je réalise que ceux-ci me conduisent à l’origine du blocage:
Il y a dix ans, Fabien, le frère de Sabine est décédé brutalement. Rien d’autre que ses souvenirs ne lui restait de ce frère qu’elle aimait tant et qui était son aîné.
Au cours de la séance, j’évoquais ce frère et lui demandait en quoi il était lié à son addiction. Il fallu attendre un quart d’heure avant qu’elle ne réalise, stupéfaite, que le tabac était le dernier lien qu’il restait entre eux.
En effet, ce lien représentait une période qui de surcroît était très forte, car tous deux adolescents ils commençaient à partager les mêmes centre d’intérêt, et c’est précisément ensemble qu’ils avaient commencé à fumer, « en s’enfermant dans les toilettes de l’école », évoqua Sabine en riant.
Supprimer le tabac, représentait pour Sabine, supprimer ce dernier lien avec son frère. J’utilisais un de mes protocoles – cible pour remplacer le support que représentait le tabac comme »ancre », ou »accroche » du souvenir de son frère . Nous avons créé ensemble un nouveau support en lien avec l’histoire de la séance de kinésiologie de Sabine et l’attachement à son frère. Nous avons procédé à une libération émotionnelle de cette forme addictive de l’attachement et remplacé le besoin de fumer par la lecture d’ un petit carnet de mantras et l’image d’une chaussure rose, qui n’ont sans doute aucun sens pour le lecteur mais qui en avait suffisament pour Sabine qui réussit à arrêter de fumer au bout de 6 mois et 6 séances. Nous avons réalisé quelques exercices de mouvements pour la motivation et pour la libération des mémoires indésirables du passé. En effet le nombre de séances avec elle fut était important car outre le travail sur l’addiction, il a fallu travailler sur le deuil du frère et sur l’attachement qui la reliait à ses parents et qui était associé à la problématique de la relation avec son frère.

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